Pour ma fille… Lenteur rime-t-elle avec bonheur?

Coeur avec les mains

Cet article a été publié dans le cadre d’un carnaval d’articles du blog  365-jeux-en-famille.com sur la question : « Lenteur rime-t-elle avec bonheur ?

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A ma fille…

9 mois…

Le jour où j’ai appris que tu existais, je n’ai pas su choisir entre rire et pleurer.

Mais mes larmes étaient des larmes de bonheur, un bonheur que je ne pourrais décrire.

Je t’ai attendue 9 longs mois, 9 mois et 3 petits jours plus précisément.

Etait-ce lent ou rapide, je ne saurais le dire…

Quand j’ai entendu ton petit cœur battre,

Quand je t’ai vue faire du « trampoline » dans mon ventre,

Quand je t’ai sentie bouger pour la première fois,

Quand ton papa te couvrait de bisous,

Quand nous te chantions des chansons…

J’aurais souhaité que ces moments durent éternellement.

Je nageais dans le bonheur. J’aurais voulu prolonger mon immense privilège égoïste… celui de te porter dans mon ventre.

L’impatience de pouvoir te serrer dans mes bras m’emportait tout de même parfois dans un tourbillon d’émotions contradictoires…

 

Bonheur: un coeur pour mon bébé!
Mais te sachant au creux de mon ventre, je n’étais de toute façon qu’émotions!

 

Et tu es arrivée dans mes bras…

Le jour où tu as pointé le bout de ton nez, je n’ai pas su choisir entre rire et pleurer.

Mais mes larmes étaient des larmes de bonheur, un bonheur que rien ne pouvait entraver.

Je t’ai regardée pendant des heures…

Quand tu dormais,

Quand tu me souriais,

Quand tu me regardais,

Quand ton papa te câlinait,

Quand nous te serrions dans nos bras…

J’aurais souhaité que ces moments durent éternellement.

Mon amour pour toi que je pensais déjà si fort, grandissait de jour en jour. J’ai appris à te connaître et je t’accompagnais dans tes découvertes toutes plus enrichissantes les unes que les autres au fil des jours.

 

Bonheur: des fleurs pour un coeur
Mon cœur!

 

J’aime ces moments si doux…

Aujourd’hui, je ne sais pas toujours choisir entre rire et pleurer, peut-être qu’il faut juste savourer…

Quand tu as mal, le temps est éternité, quand tu ris, il pourrait se figer.

Je voudrais parfois que le temps suspende son vol pour apprécier d’autant plus ces doux moments…

Quand je te lis une histoire et que tu viens te blottir tout contre moi,

Quand tu ris aux éclats alors que je te pousse sur la balançoire,

Quand ton visage s’illumine quand ton papa rentre du travail,

Quand tu inventes des mots pour me dire que tu m’aimes,

Quand tu rayonnes sur un manège, fière sur un cheval de bois,

Quand tu me cueilles des bouquets de pissenlits et de pâquerettes…

 

Bonheur: bouquet de pissenlits
Tes bouquets!

 

Je ne sais pas jusqu’à quand je passerai le soir avant d’aller me coucher…

Te voir dormir juste pour le plaisir de te regarder,

Te recouvrir pour que tu n’aies pas froid,

Ecouter ta douce respiration,

Te caresser tendrement les cheveux…

 

Mais j’essaierai de prendre le temps d’apprécier chaque jour ces doux instants…

Les derniers bisous et câlins du soir, la façon dont tu me serres dans tes bras avant de remplir ton esprit de jolis rêves,

Les baisers que tu m’envoies, les miens que tu attrapes, ceux que tu me donnes si je me cogne et qui m’apaisent instantanément,

Tes yeux magnifiques quand tu découvres quelque chose,

Les chansons que tu aimes tant fredonner…

 

 

Je souhaiterais que ces moments passent lentement et durent éternellement

Ils sont si doux,

Comme un bisou qui s’envole et atterrit dans le cou,

Comme un papillon qui butine de fleurs en fleurs réchauffé par les premiers rayons de soleil du printemps…

 

Le temps s’égrène au rythme des saisons

Tu as 3 printemps, ta Grand-Mamie, la Maman de ma Maman, 98 hivers.

Bonheur: quatre générations
Quatre générations de mères en filles… symbole du temps qui s’écoule inexorablement

 

Un jour peut-être, tu seras Maman à ton tour.

Je sais en tout cas que tu prendras ton envol, ma petite plume!

Lenteur rime avec bonheur quand on voudrait que tant de moments s’éternisent pour profiter toujours un peu plus de chaque instant. Tout passe si vite ! Tu as déjà 3 ans ma jolie. J’aime ce temps passé auprès de toi, rythmé par tes émerveillements.

Mais j’aime aussi t’accompagner, te voir évoluer, grandir et t’épanouir.

S’il te plaît, prends tout de même ton temps ma douce… Savoure la vie et apprécie tout ce qu’elle peut et pourra t’offrir !

 

Bonheur: envole-toi!
Prends le temps de jouer, d’apprendre, de rire, de chanter… lentement s’il le faut, mais envole-toi et trouve ton bonheur…

 

J’ai tellement de chance de t’avoir mon amour, je t’aime, tu fais mon bonheur et ça, c’est pour toujours !

 

Emeline de « petit enfant deviendra grand »

Photo de couverture: Julie Chatel

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8 commentaires

  1. Quel amour! quel beau poème, quelle chaleur!
    Ce texte dégage beaucoup démotions. J’ai beaucoup aimé : “Te voir dormir juste pour le plaisir de te regarder”

    C’est tout simplement génial 🙂

    1. Merci beaucoup! Oui, j’adore la regarder dormir et là, combien de fois j’ai “pris le temps” de “ne rien faire” pour “seulement” la regarder :-).

  2. Bravo Emeline ! Un véritable hymne à l’amour de ta fille. Quand elle lira cela plus tard, elle sera fière de sa maman. C’est émouvant.

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